Immigrant ou natif ?
« Les étudiants d’aujourd´hui ne sont plus les personnes pour qui le système éducatif a été crée »
Une rupture s’est opérée.
Le constat est le suivant: Le monde est divisé en deux. Les natifs de l’ère digitale et les autres… qui tentent d’y migrer. Cette dichotomie a pas mal d’effets et notamment sur le system éducatif.
Les étudiants d’aujourd´hui, de la maternelle au collège sont les premiers à avoir grandi dans l’ère digitale. Qu’ils l’utilisent de manière intensive ou simplement qu’ils la côtoient, ils ont vécu depuis leur naissance dans un environnement hyper technologique et connecté.
Les jeux en réseau, le mail, Wikipedia, Internet, les téléphone portables, Google, les SMS, Youtube, la communication par chat, Twitter, Facebook, etc.. font parties intégrantes de leur vie. Nos enfants utilisent cette technologie au même titre qu’une langue maternelle. Nous avons tous vu ces gamins qui apprennent une leçon de math tout en écoutant des MP3 avec 5 fenêtres de chat ouvertes pour dialoguer simultanément avec des amis rencontrés sur facebook facebook mais qu’ils n’ont jamais vu dans la réalité.
Pour les migrants, côtoyer ces technologies demande le même effort que l’apprentissage d’une nouvelle langue. Ils ne seront jamais parfaitement bilingues car une nouvelle langue ne va pas se loger au même endroit dans le cerveau qu’une langue maternelle. Tous les migrants ont un accent, plus ou moins fort.
Exemple:
- Léger: Vous envoyez un mail à un collègue et vous allez le voir dans les minutes qui suivent pour lui demander si il l’a reçu ou pour lui dire que vous lui avez envoyé un mail.
- Fort: Vous recevez un mail et vous l’imprimez pour le lire au lieu de le lire directement sur l’écran
- Très prononcé : Vous demandez à votre secrétaire d’imprimer vos mails, vous notez vos réponses sur les mails imprimés et vous rendez le tout à votre secrétaire pour qu’elle le tape et l’envoi à votre place. (Si si, ça existe, j’en connais … et dans ce cas il y a très peu d’espoir…)
Aujourd’hui notre système éducatif est pensé et exécuté par des migrants pour des natifs. Vous voyez le problème ?
Pourquoi votre enfant ne peut pas apprendre par cœur les 96 départements + préfectures alors qu’il connaît par cœur les 100 pokemons avec pour chacun les forces et les faiblesses ? Tout simplement parce qu’il a appris tout cela en jouant dans un environnement digital (merci Nintendo) alors que pour les départements et préfectures c’est un prof « old fashion » qui fait ce qu’il peut…
Nos enfants n’apprennent plus en séquence : 1, 1A, 1B 1C, 2, 2A etc. mais ils scannent constamment pour chercher uniquement l’information qui les intéresse au moment ou ils en ont besoin et parce qu’ils y trouvent un intérêt. Alors, il leur sera parfois difficile de suivre un cours structuré qui ne révélera tout son intérêt qu’au moment de la conclusion.
Ils supposent par default qu’ils savent se servir d’un programme ou d’une machine sans avoir besoin d’en apprendre d’abord l’utilisation. Bref, c’est tout notre système éducatif qui est à revoir pour se mettre au goût du jour et donner à nos enfants le goût d’apprendre en utilisant un canal de communication qui répond à leur attente.
Je ne pense pas que la solution soit évidente mais je sais que certain prof commencent à tenir compte de ce nouvel environnement dans leur pédagogie et c’est tout en leur honneur.
Par Joel Rubino.


Dans le cadre de mes fonctions, en charge de la communication virale de France 2, le métier de Community Manager est devenu désormais incontournable dans le web collaboratif. Il gère dans un premier temps la communication en interne, via les réseaux, les blogs, les forums, les sites, et parallèlement la communication externe en suivant les fils de discussion, les échanges d’informations sur d’autres sites.


Bonjour,
Mon expérience du web est singulière puisque j’ai critiqué l’instrument pendant de nombreuses années. Etant un enfant de la télé, que j’ai pratiquée 4 ans comme animateur, je trouvais que ce média, contrairement au web avait le mérite de filtrer le contenu, de donner un corps, un statut au programme, ce que par définition le web ne pouvait faire, tout le monde pouvant y accéder ! J’ai longtemps considéré cela comme une « auberge espagnole » du contenu sans intérêt. En outre, au début des années 2000, je croisais tant et tant de connaissances professionnelles sur la touche, se réclamant « directeur artistique de site » que cela provoquait en moi un brin de condescendance, je dois bien l’avouer.
23h08 et je n’ai toujours pas fini ma journée ? On a toujours l’impression, non la certitude, que les journées sont vraiment trop courtes. Surtout devant ce macrocosme qu’est le Web. Les actions se multiplient, les angles se démultiplient. Y a -t-il un moment pour dire « STOP » ?!